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Quand tu ne me
vois pas
Je presse les pas
vers ton temple
Ton amour
m’enveloppe
Et une petite
ivresse
De ta lumière
Quand tu ne me
vois pas
Je vois des
lèvres douces
Achetant des
cerises
Et l’offrant aux
points de mes débuts,
Et mes fins.
Quand tu ne me
vois pas
J’imiterais les
arbres de mon silence
Au jardin
Et les fleurs du
bonheur
Quand tu ne me
vois pas
Je vois l’espace
Comme des statues
rêveuses
D’un tout petit
cœur
Quand tu ne me
vois pas
J’ouvre les cages
de mon âme
Pour délivrer
Toutes les
foules… féroces
Puis je tremble
d’abondance
Quand tu ne me
vois pas
Il restera
Les pas égarés
qui ont traversé
Mon ego
Quand tu ne me
vois pas
Je tiendrais bon
à ma corde
Maternelle
Et je verrais le
monde
Des tribus dans
son salon
Quand tu ne me
vois pas
Les vieux
cercueils vont flotter
Et je verrais à
l’horizon
L’Arche de Noé…
qui avance
Quand tu ne me
vois pas
Je me plongerais
entre mes vieux objets
Entre les bruines
des almanachs
Je tiendrais ma
mémoire
Et je dirais :
Soleil
Quand tu ne me
vois pas
Je me saoulerais
par une larme amère
Par le bonheur d’un oiseau
…. Apeuré par la certitude
Quand tu ne me
vois pas
Je
t’attendrais
Devant mon miroir
Préparant l’âme
pour la rencontre
De ta lumière.
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